La réalisation d’un triple-double est-il un gage de succès pour votre équipe ?

Posté par Tinmar le 26 avril 2010

Hier soir, les Cavs affrontaient les Bulls à Chicago pour le 4ème match de la série qui oppose le leader de la conférence Est et son 8ème. Ce match, à sens unique, a vu les Cavs atomiser les Bulls mais a surtout permis à LeBron James de s’offrir son 33ème triple-double en carrière, son 5ème en playoff, avec 37 points, 12 rebonds et 11 passes. Le triple-double est une performance difficile à réaliser, encore plus à rééditer.
LeBron James commence à être un habitué du triple-double, puisque cette saison il en a réalisé pas moins de 18 lors des trois dernières saisons (4 cette saison, 7 lors des de chacune des deux saisons précédentes). Mais au final, la réalisation d’un triple-double, même si elle aide beaucoup son équipe, est-elle vraiment utile collectivement ? Le triple-double est normalement une performance personnel au service du collectif, mais est-il pour autant synonyme de victoire à la clé pour son équipe ? Petite analyse des triple-doubles réalisés depuis 1986…

lebronpass.jpglebronrebound.jpglebronshoots.jpg NBAE via Getty Images

Définition : c’est quoi un triple-double ?

Généralités : le triple-double, c’est quand un joueur arrive à accumuler 10 unités dans 3 colonnes de statistiques différentes. Par exemple, 10 points + 10 passes décisives + 10 rebonds = un triple-double, le plus courant. Actuellement, c’est Jason Kidd qui est le joueur encore actif à avoir réalisé le plus grand nombre de triple-double en carrière (105 depuis 1995 en saison régulière, dont 2 cette saison), mais également en playoffs (11 dont 4 lors de la campagne 2002 qui avait vu les Nets atteindre les NBA Finals, perdues 4-0 contre les Lakers). Le dernier à avoir réalisé cette performance se trouve être LeBron James, et pas plus tard qu’hier, pour une victoire face aux Bulls.

Omniprésent, LeKing a semblé tout faire pour les Cavaliers qui n’ont laissé aucune chance à de trop frêles Bulls. 37 points à 6/9 from three, 12 rebonds et 11 passes qui ont mené à 27 points de la part de ses coéquipiers : soit 64 points de contribution pour le seul James. Attention, je ne suis pas en train de dire que la victoire des Cavs n’est venue que par les simples efforts de LeBron James uniquement (Jamison et Mo Williams ont grandement participé au scoring, tandis que Hickson, pour sa première grande apparition cette saison en playoffs, a fait plaisir, réussissant les 4 lancers qu’il a obtenus). Je suis surtout en train de faire l’éloge du triple-double, cette performance qui te dit qu’un joueur a tout bien fait lors de son match…

Trois chances sur quatre de gagner quand un triple-double est réalisé

Il faut savoir qu’avant James hier et depuis 1991, 23 joueurs ont réalisé 53 triple-double lors d’un match de playoffs. Lors de ces 53 rencontres, 41 se sont soldées par une victoire de l’équipe où évolue le joueur ayant réussi le triple-double, soit plus de 77% de victoire. Sur une plus grande échelle (prenons par exemple les matchs de saison régulière depuis 1986), il y a eu exactement 953 triple-doubles réussis : 903 avec plus de 10 passes, 85 avec plus de 10 contres, et 4 avec plus de 10 interceptions. Vous l’aurez compris, en plus de ça, les joueurs en question avaient réussi à marquer plus de 10 points et à prendre plus de 10 rebonds.

Il y a donc eu 953 triple-double réussis en 945 matchs : en effet, six rencontres ont vu deux joueurs adverses réaliser un triple-double lors du même match, et deux matchs ont vu deux équipiers réussir cette performance en même temps ! Sur ces 941 matchs, 698 ont été remportés par l’équipe qui possédait en ses rangs le(s) triple-doubleur(s), soit 74% de victoire !

Magic Johnson, maître du triple-double

74% : c’est donc, selon les stats trouvées sur Basketball-Référence.com, les chances de votre équipe de remporter le match lorsque vous réussissez un triple-double. Si l’on n’a aucune sécurité de l’emporter, trois chances sur quatre, c’est déjà pas mal, et encore un peu mieux à l’heure des playoffs. Hier soir, LeBron a montré la voie aux siens, et bien que ce ne sont que des stats, jouer aux côtés d’un habitué des triple-doubles (James aujourd’hui, Kidd hier) est une bonne chose si l’ont veut avoir plus de chance de gagner. Avant eux, Magic Johnson a remporté pas moins de cinq titres NBA, et il est actuellement (et pour encore pas mal de temps) le second dans la liste des triple-doubleurs NBA avec 138 réalisations, loin derrière les 181 d’Oscar Robertson… LeBron n’a que 25 ans, et il en est déjà à 28 en saison régulière. S’il continue sur cette voie dans cette série, les Bulls n’ont simplement aucune chance contre les Cavs. Après, ça sera au tour des Celtics normalement : si Garnett, Allen, Pierce, Rondo et Perkins arrivent à garder leur fighting spirit, leur shoot, leur clutch attitude, leur sens du jeu et leur bonne défense, ça ne sera pas de trop pour stopper LeBron James, auteur lors de la saison régulière de 29,7 points, 8,6 passes et 7,3 rebonds…

magicjohnson.jpg

Pour finir, quelques informations qui ne servent pas à grand chose :

- Shaquille O’Neal a été l’auteur, lors du début de sa seconde saison en NBA, d’un match de folie avec 24 points, 28 rebonds et 15 contres en seulement 36 minutes !

- Jason Kidd et Clyde Drexler partagent cette particularité d’avoir par deux fois, enregistré en tant qu’adversaires un triple-double lors du même match, d’abord en 1995 puis en 1997.

- Par deux fois seulement lors des 25 dernières années, deux joueurs de la même équipe ont réussi à réaliser un triple-double lors du même match : Jason Kidd et Vince Carter avec les Nets, et Michael Jordan et Scottie Pippen avec les Bulls.

- C’est assez improbable, mais Shawn Bradley, cette grande tige de près de 2m30, a accumulé six triple-doubles durant sa carrière, et Manute Bol un : c’était en 1987 avec 10 points, 15 contres et 19 rebonds.

- Un joueur dont je n’avais jamais entendu parler fut l’un des spécialistes du triple-double : il s’agit de Fat Lever, qui en a réalisé 41 entre 1887 et 1991, avec les Denver Nuggets.

- Après Kidd, Grant Hill et LeBron James sont les deux joueurs actifs à accumuler le plus de triple-double, avec respectivement 29 et 28. Suivent Kobe Bryant et Kevin Garnett, avec 16 réalisations.

UPDATE : voir aussi cet article de Joel Brigham, sorti le 5 mai, à propos bien sur, du triple-double ! 

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Chicago évite le sweep et relance le débat : faut-il faire faute alors que l’on a 3 points d’avance sans la dernière possession ?

Posté par Tinmar le 23 avril 2010

Cette nuit, nous avons eu droit à une fin de match épique entre les Bulls et les Cavs. Menés 2 à 0, certains entrevoyaient déjà un sweep qui fait mal, qui fait mal, mais la bande à Derrick Rose en a décidé autrement, en arrachant la victoire dans les dernières secondes du match. Petit come-back : il reste 11 secondes à jouer, les Bulls ont 2 points d’avance juste après que LeBron sorte un 3-points de derrière les fagots. Cleveland fait faute sur Derrick Rose, qui ne rentre que son second lancer. Il reste alors un peu plus de 10 secondes à jouer et les Bulls possède 3 points d’avance… La question se pose alors pour Vinny Del Negro, le coach de Chicago : avec ces 3 points d’avance, faut-il que je demande à mes joueurs de faire faute pour ne donner que deux lancers à mes adversaires, ou faut-il que je fasse confiance à ma défense quitte à me prendre un 3-points égalisateur de la part du King James et aller en prolongations ? Il faut savoir que cette question est un véritable casse-tête pour les coachs à travers le monde. Début d’élément de réponse grâce au résultat d’hier et une enquête publiée hier également sur le NY Times…

tacticsbullsfoulcavs.jpg NBA.com & MyNBA4U

Faut-il donner l’occasion à nos adversaires de revenir à la marque, ou faire faute au risque qu’il manque le second lancer, prenne le rebond offensif et arrache la victoire ?? La question mérite d’être posée, tant elle est importante pour la gestion des fins de matchs serrées. Si aucune solution miracle existe, on peut désormais se fier à quelques statistiques pour se faire une idée de la tactique à adopter dans le cas d’une telle situation. Hier, le NY Times publiait un papier sur le sujet, en se basant sur des chiffres de Synergy Sports Tech. Selon SST, il y a eu lors des deux dernières saisons 165 cas avérés de fin de match serré avec une équipe ayant trois points d’avance à moins de 10 secondes du buzzer final sans avoir la possession suivante, 166 si on prend en compte le match d’hier. Allez, soyons fou prenons-le en compte et mettons à jour les chiffres parus hier :

« La situation s’est présentée 165 166 fois durant les deux dernières saisons NBA. La conclusion ? Alors que les coachs débattent encore et toujours sur la stratégie à adopter (faire faute ou pas), rare sont ceux qui font faute. Les équipes ont délibérément fait faute dans seulement 19 20 de ces rencontres, et aucune n’a fait faute lors de la dernière seconde.

Les équipes qui font faute ont gagné 17 18 matchs sur les 19 20 en question et en ont perdu un seul. Les équipes qui ont faute dans les 5 dernières secondes ont tous gagné leur match (c’est arrivé 14 fois). Un de ces matchs a été en prolongation et l’équipe qui avait délibérément fait faute durant le temps réglementaire a finalement gagné le match.

statfautecommise.png statfautenoncommise.png Synergy Sport Technology & MyNBA4U

Quand les équipes choisissent de ne pas faire faute (146 matchs), elles l’ont emporté à 128 reprises et ont perdu 4 fois. 14 matchs ont été en prolongations et parmi ces matchs, c’est l’égalité parfaite : 7 victoires et 7 défaites. »

Jonathan Abrams et Howard Beck continue leur article en posant la question à plusieurs coachs NBA. Les avis divergent entre ceux qui pratiquent à chaque fois, ceux qui s’adaptent à la situation, ceux qui ne veulent pas en entendre parler et ceux qui ont eu des expériences malheureuses en tentant le coup, comme Jerry Sloan plus tôt dans sa carrière. Résultat, face à Denver lors du Game 2 il y a quelques jours, il a choisi par deux fois de ne pas faire faute : bonne idée puisque Billups a loupé ses deux tentatives d’égalisation à 3-points !

L’an dernier, Doc Rivers avait donné l’instruction de faire faute lors du game 4 de la série opposant Boston à Chicago. Ses joueurs ont oublié la consigne et Ben Gordon a mis un shoot longue distance qui a finalement mené les Bulls à une victoire après 2 prolongations ! Enfin hier soir, Luol Deng a fait faute sur Anderson Varejao alors qu’il restait 9 secondes à jouer : on connaît désormais le résultat final avec une victoire des Bulls sur les Cavaliers de LeBron James.

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Nicolas Batum, le vrai lieutenant de Brandon Roy ?

Posté par Tinmar le 19 avril 2010

19 victoires pour 6 défaites : voici le bilan plus que positif de Portland depuis que Batum a réintégré son cinq de départ, en comptant la récente victoire acquise au dépens des Suns. Si on extrapole sur 82 matchs, ça donne un total de 62 victoires pour 20 défaites qui les placerait au top de la Ligue, les Cavs ayant terminé l’exercice 2009/10 avec « seulement » 61 victoires. Quand on vous dit que les Blazers sont une équipe à prendre au sérieux (surtout avec son effectif au complet), ce n’est pas pour rien. Et à regarder les stats plus approfondies de cette équipe, il semble qu’un certain français tire son épingle du jeu, et pas qu’un peu…

blazersunit.jpg Joe Murphy/NBAE via Getty Images

J’ai remarqué que depuis octobre 2008 et le lancement de ce blog NBA, je n’avais écrit qu’un seul billet concernant Nicolas Batum, pourtant l’un des français qui marchent le mieux en NBA avec Tony P. et Joakim N. Comme Mickael Piétrus avant lui, Nicolas Batum s’est imposé comme le gars chiant-qui-vous-colle-aux-basques-avant-même-que-d’avoir-la-balle-en-main (et encore plus quand vous l’avez). Ce genre de joueur, qui ne demande que ça de se coltiner le meilleur joueur adverse, capable de vous flinguer 8 trois-points de derrière les fagots pour faire basculer un match, toutes les équipes en veulent un. Le soucis, c’est qu’ils ne sont pas légions dans la Ligue : vite fait, on nommera en vrac Ron Artest, Shane Battier, Tayshaun Prince, Thabo Sefolosha, DeShawn Stevenson, Luc Mbah a Moute, Dahntay Jones, Aaron Afflalo, et donc Nicolas Batum (pour plus d’infos à leurs sujets, Lucas de True NBA a bien décrit ce travail de l’ombre).

Mais attention, réduire Nicolas Batum à un simple défenseur, c’est comme résumer Christina Hendricks à sa simple poitrine : oui, Batum est un défenseur naturellement extraordinaire, oui, Hendricks possède une poitrine extraordinairement naturelle… Mais non, comme la sulfureuse rousse de Mad Men possède un vrai jeu d’actrice, le français possède un superbe shoot, qui peut vous faire très mal (mais peut-être moins qu’un regard en coin de la miss Hendricks, toujours elle) ! Car statistiquement, Nicolas Batum, c’est certes 10 points et 4 rebonds par soir et plus de 50% aux shoots, c’est surtout la moitié de ses shoots pris derrière la ligne à 3-points à 41% de réussite, et le joueur qui se prend le plus de « charge » par soir parmi les swingmen, juste derrière Manu Ginobili. On connait la propension des européens à « flopper » : autant ça peut être le cas pour des gars comme Manu, Anderson Varejao (qui ne sont pas européens soit dit en passant), Ersan Ilyasova ou Marc Gasol (eux le sont), autant pour Batum ce n’est pas d’actualité.

Selon HoopData, Nicolas Batum est donc le second arrière-ailier au niveau du nombre de fautes offensives subies (0,70 charge par soir). Ce chiffre permet au français de faire partie du top ten pour ce qui est du Total Défensif (contres+interceptions+charges subies) : avec un total de 2,83 par tranche de 40 minutes, sans trop contrer ni trop intercepter, Batum se permet le luxe de devancer à ce petit jeu un certain… LeBron James, pourtant connus pour ses contres spectaculaires. Un impact défensif certain de la part du français, qui permet donc à son équipe, chaque soir ou presque, de récupérer la possession en provoquant une faute offensive de la part de son adversaire directe. Mais les statistiques les plus intéressantes que l’on peut trouver sur HoopData ne sont pas être pas là…

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What time is it (GMT -8) ? It’s NBA Playoff Time !!

Posté par Tinmar le 17 avril 2010

Deuxième partie de la présentation du premier tour des playoffs, côté West cette fois-ci. Au programme de ce côté-ci des Etats-Unis : duel de stars, derby texan, rencontre d’estropiés et enfin, une série plus qu’équilibrée…

2010westplayoffs.jpg

lalakers.gifokc.jpg1 vs 8 : Los Angeles Lakers vs Oklahoma City Thunder

Petit événement : les Thunder vont connaître pour la première fois de leur jeune histoire les affres des Playoffs, et pas face à n’importe qui, puisque ce sont les champions en titre qui se dresseront sur leur chemin. Kevin Durant a donc l’occasion de montrer qu’il est déjà un très grand, tandis que la bande à Kobe devra être sérieux et appliqué face à une équipe qui n’a rien à perdre. C’est Ron Artest qui aura la lourde tâche de bloquer Durant, et c’est Sefolosha qui aura le même rôle face à Kobe. La bataille à l’intérieur peut aussi être primordiale : on sait que Nick Collison est l’un des meilleurs intérieurs défensifs de la ligue, mais avec Gasol, Bynum et Odom en face de lui, il aura grand besoin que Serge Ibaka, Nenad Krstic et surtout Jeff Green, le power qui est en train d’apprendre à être power, soient plus solides que jamais !

Mon pronostic : 4-1 pour les Lakers, à moins que la faille de San Andreas ne s’ouvre au point de ne plus pouvoir la traverser…

 

dallas.gifsanantonio.gif2 vs 7 : Dallas Mavericks vs San Antonio Spurs

L’an dernier, Dallas alors classé 6ème avait créé la demi-surprise en éliminant les Spurs, alors 3èmes de la conférence. Cette saison, les rôles sont inversés mais pas la tendance : Dallas est bien au-dessus de San Antonio, et ce malgré le retour en très grande forme de Manu Ginobili et le retour tout court de Tony Parker. Dallas s’est trop bien armé à la mi-saison avec les arrivées de Caron Butler, DeShawn Stevenson et Brendan Haywood pour perdre dès le premier tour. Malgré sa position de 5ème arrière de la rotation derrière Jason Kidd, Butler, JJ Barea et Stevenson, Rodrigue Beaubois aura son rôle à jouer, notamment en amenant un peu de vitesse et de folie face à une équipe des Spurs que l’on connaît très carré. De plus, le résultat de cette série influera directement l’équipe de France, puisque si les Spurs se font sortir tôt, il y a de fortes chances que Tony Pi participent au Championnat du Monde en Turquie, avec Beaubois justement…

Mon pronostic : 4-1 pour les Mavericks, à moins que Duncan se mette à rentrer des 3-points comme en 2008 face à Phoenix…

 

phoenix.jpgportland.gif3 vs 6 : Phoenix Suns vs Portland Trail Blazers

Voici deux équipes où un joueur important sera absent pour la série. D’un côté, c’est Brandon Roy : opéré du genou, il ne jouera pas un seul match, à moins que son équippe arrive à se faufiler en finales de conférence… De l’autre c’est le pivot Robin Lopez qui manquera à l’appel : le frère jumeau de Brook est devenu depuis le milieu de cette saison l’un des éléments qui compte dans l’effectif des Suns, toujours mené par l’inusable Steve Nash et porté par un Amar’e Stoudemire des plus grands jours. Marcus Camby, arrivé dans l’Oregon en février, aura fort à faire face au binoclard des Suns, qui voudra se montrer ultra-performant, histoire de prouver aux GM de Miami, Chicago ou New York qu’il est n’est pas que le second meilleur intérieur disponible cet été après Chris Bosh.

Mon pronostic : 4-1 pour les Suns, à moins que Clyde Drexler sorte de sa retraite…

 

denver.gifutah.gif4 vs 5 : Denver Nuggets vs Utah Jazz

La série la plus serrée de ces playoffs, à l’Est comme à l’Ouest : avant le dernier match de la saison, ces deux équipes pouvaient encore prétendre à finir 2ème de la coférence, ils finissent à  devoir se rencontrer au premier tour, avec une potentielle série face aux Lakers au tour suivant… On aura droit à un superbe duel de meneurs de jeu, avec Billups qui fera face à Deron Williams. Carmelo Anthony a cette chance de voir Andrei Kirilenko, l’un des meilleurs défenseurs de cette ligue, sur le flanc pour au moins 2 matchs. A l’intérieur, ce sont normalement les hommes de Jerry Sloan qui auront l’avantage, avec un excellent Boozer, un Okur retrouvé depuis quelques semaines et un Millsap au top dans son rôle de sixième homme à tout faire. Si Kenyon Martin ne retrouve pas rapidement ses sensations, c’est donc peut-être là, sous le cercle, que va se jouer cette série.

Mon pronostic : 4-2 pour les Jazz, à moins que Coby Karl, fils de George, ne soit une recrue intéressante et que Jerry Sloan n’est aucun plan pour le stopper…

Des séries qui s’annoncent plus que passionnantes. Comme chaque année, les NBA Playoffs vont nous offrir leur lot de surprises, reste à savoir qui va nous surprendre !

Publié dans Jazz, Lakers, Mavericks, Nuggets, Playoffs, Preview, Spurs, Suns, T'Blazers, Thunder | 1 Commentaire »

Constat d’un US Trip, épisode 3 : Kobe ou LeBron ? NBA ou NCAA ? Burger King ou Wendy’s ?

Posté par Tinmar le 16 avril 2010

Alors que j’étais sur mon balcon en train d’écouter tous ces étudiants américains crier à tous qu’ils étaient heureux d’être à Panama City Beach pour leur Spring Break, je me suis surpris à parler ballon orange avec trois étudiants, deux de West Virginia et un autre du Delaware. La première question que l’on m’a posée fut « In France, is it Kobe or LeBron ?« , et je vous l’avoue, je fus assez surpris.

kobevslebron3.jpg

C’est vrai, ici, la question ne se pose pas plus que ça, et en plein March Madness, j’aurai plutôt attendu une question sur le petit poucet Butler. Mais voila, la question est tombée, et j’ai été obligé de répondre en faveur de l’arrière des Lakers. Pour moi, c’est Kobe car ce dernier a tellement évolué en bien durant ces 5 dernières saisons sur et en dehors des terrains que ça me paraît évident. Pour eux, c’est simplement le nombre de titres qui fait que Kobe est encore devant LeBron. Plus personnellement, ce critère  est important sans être primordial, car je suis certain que le mix « LeBron+Shaq de la grande époque coaché par Phil Jackson » aurait aussi remporté des titres. Le titre NBA reste une affaire d’équipe, bien que le(s) leader(s) de cette équipe présente(nt) bien sûr une part très importante dans ce succès.

Bref, cette question, on me l’a posée deux fois, et même si le débat s’est clos assez rapidement à chaque fois, j’ai pensé qu’il était important de vous faire partager tout ça. La discussion a continué avec ces sympathiques mais alcoolisés étudiants américains, et c’est alors que je leur ai posé la question suivante : « Vous pensez quoi du système de franchises que l’on ne voit qu’aux USA, avec la Draft et le Salary Cap, etc… ? » et la réponse d’un des gars (dont je ne connais pas le prénom, cela va sans dire… D’ailleurs je ne connais le prénom d’aucun de ces trois-là) a été directe et franche :

« Nous, on ne connaît que ça ici. Alors on trouve ça bien… Je trouve cool que la Draft fasse de Oklahoma City une belle équipe aujourd’hui alors qu’il y a 2 ans, c’était l’équipe la plus faible de la NBA !« .

La deuxième réponse fut plus pragmatique mais un peu moins ordonnée :

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