Draft 2010 : qui pour choisir John Wall (ou peut-être Kévin Seraphin, on ne sait jamais…) ?

Posté par Tinmar le 18 mai 2010

C’est la nuit prochaine, le 18 mai, que nous saurons quelle équipe va avoir la chance et l’honneur de choisir le Pick n°1 de la Draft 2010. Rapide tour d’horizon des chances de chaque équipe d’obtenir ce fameux 1er choix…

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Comme vous pouvez le voir sur le graphique ci-dessus, ce sont donc les Nets qui auront la plus grande probabilité d’être les grands gagnants de la future Draft, avec 25% des chances (pour ceux qui se demandent encore pourquoi est-ce qu’une femme en maillot de bain représente les Nets, c’est simplement parce qu’elle Brooklyn Decker… Brooklyn, comme les Brooklyn Nets…………). Bon à savoir : en 1990, les Nets l’ont emporté pour choisir Derrick Coleman. En 2000, ils ont encore gagné le Pick n°1 pour choisir Kenyon Martin. Quid de 2010 ?

Avant-dernier de la dernière saison régulière, on oublie souvent que les Minnesota Timberwolves n’ont remporté que 15 rencontres cette saison. Pourri pour pourri, il faut savoir que jamais les Wolves (19,9% de chance d’avoir le 1er Pick) n’ont gagné de place lors des 13 loteries auxquelles la franchise de Minneapolis a pris part… Au pire, elle peut tomber à la 5ème place. Au pire également, elle recrutera son 18ème meneur de jeu en moins de 3 ans…

Tyreke Evans nous fait nous souvenir des bonnes choses, et c’est bien, car au final, les Kings finissent antépénultièmes de la NBA ! Avec 15,6% de chance d’avoir le Pick n°1, ils peuvent décemment espérer pouvoir associer John Wall à Tyreke Evans. S’ils arrivent à choper Evan Turner, ça sera tout aussi bien !

Derrière (ou devant au classement, c’est comme vous voulez), deux équipes ont fini avec le même bilan : les Warriors de Don Nelson, et les Wizards de Arenas, ou presque. Sur un dernier tirage au sort, ce sont finalement les potes de Monta Ellis qui auront un peu plus de chance que les Wizards d’obtenir le 1er pick (et ce malgré les menaces de Gilbert Arenas : « Donnez moi le premier choix, sinon je bute Crittenton !!!! » Ca n’a donc pas marché…).

Pour la suite, reportez-vous au graphique !

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« Et maintenant ? » San Antonio Spurs Edition

Posté par Tinmar le 15 mai 2010

L’on parlera des Cleveland Cavaliers dans un prochain billet (en attendant, si vous voulez entendre tout et parfois n’importe quoi sur l’avenir de LeBron, il vous faudra attendre que je ponde le billet… ou allez sur ce site-, ou ou ou ou ….. et même !), on va pour l’instant se pencher sur l’avenir à court terme des San Antonio Spurs de notre frenchy adoré (un peu moins depuis qu’il a annoncé qu’il ne jouerait pas le Mondial en Turquie).

Pour les Spurs, l’avenir se définira autour de deux hommes, Duncan et Ginobili. Je m’appuie là sur des raisons contractuelles plus que tactiques : Duncan est sous contrat jusqu’en 2012 et Manu jusqu’en 2013… Que vont faire les dirigeants des Spurs pour donner à Duncan une dernière occasion de remporter un 5ème titre NBA ? Vont-ils retenter same thing en espérant que les blessures les épargnent ou au contraire, tout chambouler pour forcer le destin ? Peuvent-ils profiter de leurs choix de Draft pour choper un sleeper, à l’ancienne comme Tony Parker ou DJ Abdel (c’est pour rester dans l’univers du rap de qualité…) ?

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Petit rappel des faits : San Antonio a recruté durant l’été dernier deux joueurs qui devraient les aider à reconquérir le haut du tableau. Tout le monde s’accorde à dire que les acquisitions pour presque rien de Antonio McDyess et Richard Jefferson va remettre San Antonio dans le droit chemin après une cuisante défaite au premier tour face au Houston de Yao Ming. Mais voila, après quelques semaines de saison régulière, la question se pose à tous : Jefferson n’est-il pas une erreur de casting ? J’avais à l’époque rejeté la faute à un système de jeu qui n’était pas adapté au jeu de l’ancien pensionnaire des Nets : je n’avais certes pas tort, mais force est de constater que Jefferson n’a simplement pas réussi à se sortir les tripes pour s’imposer au sein d’un système pas super difficile à appréhender. N’oublions pas également la blessure de Parker et le manque d’un intérieur puissant pour épauler Duncan…

Les Spurs ont malgré tout fini 7ème de la conférence Ouest pour affronter les Mavericks en playoffs, que l’on considérait à l’époque comme prétendant sérieux au titre. Jefferson mais surtout George Hill ont réussi de grosses perfs pendant la série, amenant dans leur sillage Duncan & co. Le derby remporté, ils doivent maintenant en découdre avec les Suns (qui leur avaient plutôt bien réussi jusque-là). Et là, c’est le drame : George Hill, installé dans la first unit à la place de Parker, avait bouffé Kidd au tour précédent. En demi de conférence, c’est lui qui va se faire à son tour manger, bouffer, avaler par le jeu pratiqué par Steve Nash. En plus de cela, les Spurs n’arrivent pas à rentrer un shoot primé, et se font marcher dessus au rebond : au final, les Suns remportent la bataille du rebond (+29 sur la série) et la série sur un score sans appel de 4-0…

A la croisée des chemins, les Spurs se doivent de faire quelque chose cet été histoire de ne pas enchainer les mauvaises décisions sur plusieurs saisons : après l’erreur de casting Jefferson, pas question de continuer de la sorte. Et cela peut passer par le départ d’un des cadres de la team, Tony Parker… Mais avant d’évoquer le cas de notre premier love, discutons un peu des picks de San Antonio lors de la prochaine draft.

San Antonio va-t-il encore nous surprendre lors de la prochaine Draft ? 

En terminant la saison à 50 victoires pour 32 défaites, soit 61% de victoires (c’est la 13ème saison consécutive à plus de 60%…), San Antonio possède donc le 20ème choix de la prochaine Draft. Bien fournie en intérieur, cette Draft pourrait profiter aux Spurs, qui pourraient se laisser tenter par un pari un peu fou : recruter encore un français ! En effet, selon les différentes mock drafts, un certain Kevin Seraphin pourrait être choisi entre la 20ème place et la fin du premier tour. Evoluant à Cholet, le français a tapé dans l’oeil de quelques recruteurs, notamment grâce à de belles qualités offensives (c’est pas moi qui le dit, c’est DraftExpress). Certes encore un peu naïf (un soucis au niveau des fautes et des rebonds défensifs), il pourrait être un pari en sortie de banc derrière Duncan, McDyes et Blair, avec Bonner et Mahinmi. A voir néanmoins si Seraphin ne se destine pas à devenir justement un Mahinmi bis : ceci n’est pas une critique, mais le temps presse pour les Spurs et je ne suis pas sûr que Popovitch soit très patient ces prochains temps avec ses jeunes intérieurs.

Autre solution pour les Spurs : recruter un bon arrière/ailier qui pourrait servir de complément voire remplacer Richard Jefferson, qui malgré un salaire de l’ordre de 15M$, est attractif grâce à sa dernière année de contrat. Luke Babitt, de l’université de Nevada peut-être un bon choix, de même que Paul George de Fresno, Gordon Hayward de Butler (finaliste du dernier Final Four) et James Anderson de Oklahoma State. A moins que Xavier Henry ne tombe jusque-là, ce qui serait une sacrée déception pour lui, mais une aubaine pour une no-lottery team (au-delà de la 14ème place)… Mais au final, le plus grand apport que les Spurs peuvent espérer de la Draft ne provient pas de celle-ci, de draft…

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« Et maintenant ? » Utah Jazz Edition

Posté par Tinmar le 13 mai 2010

Alors que se joue ce soir le match de l’année (Cleveland à Boston pour le game 6 de la demi-finale les opposant), penchons-nous plus en détail sur l’élimination ou plutôt la déroute des Utah Jazz face aux Los Angeles Lakers. Ou plutôt, jetons un œil au futur été que va vivre la franchise implantée à Salt Lake City, avec au programme et presque dans l’ordre : la Draft, la free agency et la préparation pour la saison qui arrive. En gros, pas mal de boulot pour les dirigeants des Jazz, qui veulent dans un futur très proche monter d’un cran dans la hiérarchie des prétendants au titre suprême.

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Petit rappel des faits : Utah était à la fin de la saison régulière en course pour la seconde place de la conférence Ouest, grâce notamment à un début d’année civile très réussi. Finalement, c’est à la 5ème place (la plus mauvaise parmi les meilleures, ou peut-être que non, sachant qu’on rencontre l’adversaire le moins difficile pour soi au premier tour……) que se termine la saison pour l’équipe chère à Karl Malone et John Stockton, perdant du coup l’avantage du terrain pour toute la durée des playoffs. Au premier tour, les Jazz auront fort à faire face à Denver. Sans Kirilenko, blessé depuis 2 mois et qui n’a pas prévu de revenir avant un hypothétique second tour, les Jazz verront la poisse s’accumuler devant eux puisque son pivot titulaire, le turc Okur, se descend un tendon dès le Game 1 de la série. Le verdict est lourd : 5 à 8 mois d’indisponibilité…

Bref, on se dit que les Jazz vont mourir face aux Nuggets d’un Carmelo Anthony sans réel défenseur sur lui… mais c’est sans compter sur Deron Williams qui a profité de cette série pour révéler au monde entier qu’il était bien le meilleur à son poste. 6 matchs plus tard et le droit de passage au tour suivant, les Jazz doivent affronter les Lakers, comme lors des deux saisons précédentes. Et comme lors des deux saisons précédentes, les Jazz ont plié face aux Lakers : 4-2 en demi de conférence en 2007, 4-1 l’an dernier au premier tour, et… 4-0 il y a quelques jours encore en demi-finale de conférence. « Ca fait mal ça fait mal » comme dirait La Fouine, et c’est donc vers une inter-saison très chargée que se dirigent les dirigeants des Jazz, avec Jerry Sloan en tête d’affiche.

Le cas Carlos Boozer : l’ancien Cavalier est l’un des meilleurs powers de la ligue. Pas le meilleur, mais certainement dans le top 5, derrière Bosh, Duncan, Nowitzki et Stoudemire. Cet été, et comme 3 des gars susnommés, il peut choisir de changer d’équipe s’il en a envie. La question est là : en a-t-il envie ? Si oui, pour aller où ? Lui-même ne le sait pas trop, préférant ne pas se mouiller pour l’instant : « J’aimerai continuer ici. Mais on parlera de tout ça dans quelques jours ». Car Boozer est comme un peu tout le monde sur cette Terre, il veut du pognon cet été (il l’a prouvé en 2004 en mettant une belle carotte à Cleveland pour rejoindre Jerry Sloan), et du pognon, Utah aimerait ne pas trop en dépenser… Bosh signera un max contract et Stoudemire n’en sera pas loin : quid de Carlos Boozer ? Son second tour pas raté mais presque face aux Lakers ont mis à jour ses lacunes défensives, et de même au niveau du leadership. Des équipes comme Miami ou Chicago voudront-elles miser 12 à 14M$/an sur un joueur qui possède un passé à l’infirmerie assez rempli, un joueur qui ne peut pas réellement prendre le jeu à son compte ? On sait qu’à Utah avec sa Bird Exception, il peut espérer plus et plus longtemps. Mais combien sont prêts à mettre les Jazz sur la table pour le prolonger, sachant qu’ils ont en Paul Millsap son successeur tout désigné ?

Autant de questions qui trouveront quelques éléments de réponse quand on en saura plus sur la prochaine Draft…

La Draft 2010 : vous vous demandez peut-être comment les Jazz peuvent prendre en compte la prochaine Draft alors qu’ils ont fini 6ème de la NBA 2009/10 ? Par contre, si vous vous demandez ce qu’est la Draft, je ne peux malheureusement pas faire grand-chose pour vous, si ce n’est vous diriger vers cette page ou encore celle-ci, en anglais… Alors donc, oui, les Jazz : que peuvent-ils attendre de la prochaine Draft ?

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« Et maintenant ? », First-Round Losers Edition

Posté par Tinmar le 10 mai 2010

C’est avec un peu de retard que je vous propose de revenir sur les perdants du premier tour des playoffs 2010. Ils sont au nombre de 8, et tous nous nous posons les mêmes questions les concernant : de quoi leur avenir sera fait ? Quelle sera leur priorité principale cet été ? Seront-ils acteurs ou spectateurs du grand dépôt/vente qui débute le 1er juillet prochain ? Avant de répondre à tout ça, catégorisons les différentes équipes concernées : il y a premièrement celles pour qui la logique a été respectée, puis celles qui se sont fait de (très) grosses désillusions, et enfin, celles qui se sont bien battues et qui peuvent voir l’avenir d’un bon œil…

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La logique a été respectée : Les Chicago Bulls se sont inclinés fort logiquement contre les Cavaliers du King James. Celui-ci, monstrueux au possible, n’a pas laissé beaucoup de chance aux jeunes Bulls, et ce malgré un Joakim Noah qui s’impose de plus en plus comme un pivot qui compte en NBA. Une seule victoire donc pour les Bulls, acquise fort habilement dans les dernières secondes du Game 3 : c’est peu mais en même temps logique au vu de la qualité de l’adversaire en face. Les Bulls peuvent dès lors se dire que leur équipe n’est franchement pas mauvaise, avec notamment un meneur supra-talentueux, un pivot donc qui commence à dominer, plusieurs role-players d’un calibre certain, et surtout un trou dans leur prochain salary cap, ce qui va leur permettre de faire pas mal de belles emplettes… Encore trop frêle, Chicago peut se dire que son leader de demain se nomme Derrick Rose… mais Dwyane Wade, c’est un petit niveau au-dessus, de même qu’un Chris Bosh, qui formerait avec Noah le superbe duo que celui avec Bargnani n’a jamais été. L’avenir des Bulls passe donc par le marché des free-agents : on a cité Wade et Bosh, nommons également Joe Johnson ou David Lee, et même des seconds couteaux comme JJ Redick ou Anthony Morrow qui par leurs shoots, pourraient chacun rentrer dans le système de jeu tenu par Derrick Rose.

Enchainons par les Charlotte Bobcats : l’arrivée en fin de saison de Michael Jordan n’a pas changé la donne, les Bobcats se sont fait envoutés et balayés par les Magic. Cette première participation aux playoffs fut une bonne chose pour les potes à Stephen Jackson, même si au final ils n’ont remporté aucun match. Ils ont bien réussi à contenir Dwight Howard (moins de 10 points et 10 rebonds par soir sur la série), mais Jameer Nelson est sorti de l’ombre pour crucifier un Raymond Felton décidemment pas assez fort pour mener durablement une équipe NBA. Ce dernier est d’ailleurs free-agent la saison prochaine, et sera la première grosse décision à prendre de a part de Jordan : Felton à 7M$, un par exemple Luke Ridnour au même prix ou mieux, un Steve Blake vers les 5M$ ? Steve Blake apporterait en plus un shoot longue distance que ne possède pour l’instant pas l’équipe de Larry Brown (moins de 35% de réussite sur la saison, 28% sur les playoffs). Un détail qui me fait aussi penser qu’un Redick ou Morrow pourrait faire un bien monstre à cette équipe qui joue un basket plutôt attractif. Reste à savoir si le shooteur recruté en question saura défendre pour rentrer dans le moule Bobcat : l’équipe de Larry Brown a fini meilleure défense de la saison 2009-10. De quoi repartir sur de bonnes bases…

En parlant de base, les Miami Heat l’ont déjà, la sienne : elle se nomme Dwyane Wade. Pat Riley le dit et le répète : Wade restera et on fera tout pour le garder. Oui, mais tout, c’est quoi ? Défait 4 à 1 par les Celtics, Miami a juste besoin de tout pour redevenir compétitif : d’abord, un meneur de jeu digne de ce nom, car Chalmers et Arroyo sont des bons backup, pas plus. A moindre frais, un gars comme Blake, Jordan Farmar ou même Jason Williams qui connaît déjà bien la maison (il n’aura d’ailleurs qu’à traverser la route ou presque…) peuvent être des excellents soutiens à Wade. A l’intérieur ensuite : Jermaine O’Neal n’est plus celui qu’Indiana a connu et Haslem, malgré son énergie, ne peut contenir un vrai gros power. Pour recruter, Miami possède une enveloppe d’à peu près 25M$ (après re-signature de Wade) pour créer une équipe digne de ce nom. On a entendu parler de Boozer, de Stoudemire et même de Bosh et d’un départ de Michael Beasley : quoiqu’il arrive, cela dépendra de Dwyane Wade et de sa décision de rester en Floride ou pas. Si oui, alors cela voudra dire que Miami sera compétitif dès la rentrée prochaine !

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Les Grosses Désillusions : oui, je parle de vous, bande de texans ! Dallas Mavericks, équipe chérie du richissime grand gamin Mark Cuban… Cette équipe n’a simplement pas joué à son niveau face à une équipe des Spurs qui, on le sait maintenant, s’est faite bouffer par les Phoenix Suns au tour suivant. Dallas avait pourtant tout bien fait durant cette saison pour se donner les moyens d’atteindre le Graal effleuré en 2006 : avec le recrutement en cours de saison de Butler et Haywood, Dallas était paré… Pas assez apparemment ! On a pu voir face aux Spurs que Jason Kidd n’a simplement plus les jambes pour suivre des petits jeunots… On a pu voir que Haywood et Dampier ne suffisent pas à contenir le simple Duncan… On n’a surtout pas pu voir Rodrigue Beaubois, scotché au banc par Carlisle alors que le monde entier le réclamait !!

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Lakers 3, Jazz 0 : Utah allume ses mèches mais ça n’est pas suffisant…

Posté par Tinmar le 9 mai 2010

Quel match mes amis, quel match ! Je viens de me réveiller (il est 14h) après une nuit de folie (non, ce n’est pas ce que vous croyez…) à regarder un duel sublime entre deux équipes qui n’ont rien lâché ! Ce match, ce n’était pas Orlando qui a atomisé Atlanta pour la troisième fois en autant de match, mais bien Utah qui accueillait le Los Angeles de Kobe Bryant dans son antre du Energy Solution  Arena. On connait le résultat, on a pu lire à droite et à gauche le résumé de ce 4ème quart de folie, mais penchons nous plus  amplement sur le match plus généralement, sur ce qui me fait dire que les Jazz méritent mieux qu’un vulgaire et cruel sweep…

lakerswinoverjazz.jpg Noah Graham/NBAE via Getty Images

(Avertissement : si ce billet manque quelque fois d’objectivité, ne vous inquiétez pas c’est normal…)

111 à 110 : un seul point, et ce sont les Lakers qui filent tout droit vers leur 3ème finale de conférence d’affilée. Et pourtant, les Jazz se sont battus comme des beaux diables, je peux vous l’assurer, je l’ai vécu en direct en tant que fan des Jazz : un match de folie avec 22 changements de leadership, 23/51 from three (ça change du 12/50 lors de la demi-final du Final Four opposant Barcelone au CSKA…), 48% de réussite au total : ça n’a pas suffit… Car en face, il y avait :

- ce diable de Kobe : 35 points dont 7 dans le dernier quart, avec notamment un 3-points dans la dernière minute et deux lancers rentrés à 7 secondes du terme…

- ce traître de Derek Fisher : 3-7 from three, dont un à moins de 30 secondes de la fin du match, donnant l’avantage aux Lakers…

- ce Ron Artest aka « d’où il se réveille aujourd’hui lui ? « : depuis le début des playoffs, il n’avait rentré que 16% de ses shoots à 3-points (soit 7 sur 342)…  Hier, il en a mis 3 sur les 7 qu’il a tentés, soit 43% de réussite… Pourquoi bon Dieu fallait-il qu’il les rentre justement hier ?

- et enfin, il y avait ce monstre de Pau Gasol : pour moi, il a été le grand monsieur d’hier ! Certes il n’a pas mis de points dans le dernier quart-temps, certes il n’en a mis que 14 pendant tout le match, mais quelle présence sous les panneaux : il a juste été ignoble avec les « petits » intérieurs des Jazz ! J’ai bien regardé hier, ses bras mesurent exactement 2m14, avec des doigts de plus de 56 cm : 17 rebonds c’est beau, mais sachons que parmi ceux-là, 7 ont été pris sous le panneau adverse, et c’est sans compter sur les petites touchettes vers ses potes, dont une en direction de Lamar Odom à moins de 3 minutes du buzzer. A la suite de celle-ci, les Lakers sont passés de -4 à +1, en à peine 45 secondes de jeu… Rajoutons le contre sur Boozer sur à 9 secondes du buzzer, et vous avez là le MVP d’hier selon moi !

A noter aussi que Andrew Bynum est passé totalement à côté de son match : 0 points en 20 minutes, avec aucun pivot de métier en face (si ce n’est Kyrylo Fesenko…) : d’ailleurs son seul shoot a été contré par l’ukrainien… Odom s’est quant à lui réveillé dans le dernier, rentrant un shoot primé d’on ne sait où, puis 2 lancers… Oui, ceux-là même qui sont arrivés à la suite de la touchette de Gasol vers Odom !

Je parle des Lakers, mais les Jazz ont offert hier plus qu’une forte résistance : mieux, ils ont mené ce match de bout en bout… ou presque, puisque les Lakers l’ont au final emporté. Trois joueurs se sont fait remarquer hier du côté des mormons :

- d’abord, Deron Williams : ce petit homme (parmi d’autres plus grands) est un monstre physique ET technique ! Côté stats, il a fait le boulot, avec 28 points 9 passes (et 4 pertes de balles…) ; côté show, il n’a pas déçu non plus : je n’ai pas compté le nombre de reverse, passes aveugle, feintes de passes et autres passements de jambes, mais je sais juste qu’Hatem Ben Arfa devrait regarder Deron sur le terrain afin de prendre quelques cours d’efficacité spectaculaire ! Rapide, puissant, adroit, il ne lui a manqué hier que quelques centimètres vers la droite afin de rentrer son panier de la dernière seconde. A noter que sur cette action, son cross-over met Kobe dans le vent (qui a perdu son slip, comme j’aime à le dire)… mais au contraire de Kobe, il n’a pas rentré le shoot salvateur, et ce sont les Lakers qui mène par 3 victoires à aucune…

kirilenkomeche.jpg korverperfectnight.jpgNoah Graham & Andrew D. Bernstein/NBAE via Getty Images

- les deux mèches que sont Andreï Kirilenko et Kyle Korver : ces deux-là ont une coupe de cheveux du feu de Dieu, mais ça ne les a pas empêché hier soir d’être les deux gars qui ont mis le feu aux poudres.

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