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Celtics – Lakers : cette finale au nom aguicheur tiendra-t-elle toutes ses promesses ?

Posté par Tinmar le 2 juin 2010

L’Histoire retiendra que depuis que les Celtics sont Celtics et que les Lakers sont Lakers, ces deux franchises ont remporté 17 titres de champions (bientôt 18), sur 61 possibilités qu’a offertes la NBA depuis qu’elle est NBA, soit près de 30% des titres NBA concentrés sur 2 équipes… Et sur ces 18 saisons, à 12 reprises la finale les a opposées, pour un bilan plutôt flatteur pour les Celtics : sans compter la finale de cette année, il y a 9 à 2 pour la franchise du Massachussets. Après, il ne faut pas oublier que 7 de ces victoires « vertes » ont été remportées avant les années 1970… Voila, les bases historiques sont établies, parlons désormais du présent !

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Petit rappel des faits : Les Lakers sont les champions en titre. Pour faire le Back-2-Back, ils ont senti qu’un petit apport défensif pourrait leur faire du bien : ainsi ont switché Ron Artest et Trevor Ariza entre le Texas et la Californie, sans pour autant avoir été « tradés » l’un pour l’autre. Avec cet effectif de folie, les Lakers se sont positionnés dès le début de la saison comme les gros favoris de cette Ligue, en compagnie des Cavaliers d’un certain LeBron James. Cette finale opposant donc James à Kobe Bryant, les deux meilleurs joueurs de cette dernière décennie, était attendue comme THE Finals que tout le monde voulait voir… Mais les Celtics sont passés par là, et ont renvoyé la bande à LeBron dans l’Ohio.

Les Boston Celtics sont les champions d’il y a deux ans. Pour retrouver l’ivresse d’un titre NBA, ils ont senti qu’ils ne devaient pas trop forcer durant la saison régulière afin d’être en super forme pour les playoffs : ainsi, on a vu des Celtics quelque peu fébriles durant 82 matchs, pas des plus dominateurs ni des plus physiques. Avec cette saison en demi-teinte, les Celtics ne se sont pas trop bien positionnés, finissant à une très moyenne 4ème place de la conférence Est.

Opposés en demi-finales de conférence aux Cavs, prétendant au titre suprême grâce notamment à un gros recrutement pour épauler LeBron James, les Celtics ont montré que leur saison n’était qu’un leurre : boostés par l’enjeu, les Garnett, Pierce, Allen, Rondo et & co ont tout mangé sur leur passage (du feu, des cavaliers et des magiciens : ça fait un peu Legend of Mana tout ça…), et aujourd’hui les voila en NBA Finals, leurs deuxième en trois ans.

Petit tour d’horizon des forces en présence : Les Celtics présentent exactement le même cinq de départ qu’il y a deux quand ils ont battu les Lakers en NBA Finals. Mais contrairement à 2008 où les Celtics ont gagné le titre MALGRE la présence de Rajon Rondo, cette année les Celtics ont atteint les NBA Finals surtout GRACE à ce même Rajon Rondo : à l’époque un peu jeune et frêle, il est aujourd’hui devenu l’un des tout meilleurs meneurs de jeu de la ligue. Le Big Three originel a peut-être un peu perdu de sa superbe, mais rien du tout de sa motivation et de ses qualités intrinsèques…

Garnett a toujours autant la rage avec un petit jump shot des familles qui fait du bien, Pierce a toujours autant la rage avec une petite clutch attitude qui fait plaisir, et enfin Allen a toujours autant la rage avec un shoot longue distance qui fait mal qui fait mal…

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Sur le banc, Boston possède des bons gars physiquement préparés au combat sous les panneaux : Rasheed Wallace et Glen Davis ont un mental d’acier, et même s’ils aiment le montrer plus que de raison, ils poseront beaucoup de soucis à la seconde unité intérieure des Lakers, composé de Odom et de… Gasol ou Bynum ! Tony Allen à l’aile peut aussi apporter beaucoup par sa vivacité et son dynamisme, des choses qu’apportera aussi Nate Robinson : très bon scoreur, « DomiNate » peut être une bonne option offensive en cas de défection totale de Allen ou Pierce. On l’a d’ailleurs vu lors du game 6 quand il a superbement suppléé un Rajon Rondo quelque peu fatigué. Enfin, parlons du cas Marquis Daniels : il devait être le chien de garde de LeBron, il sera celui de Kobe selon les dires de Doc Rivers……

Par rapport à il y a deux ans, les Los Angeles Lakers présentent deux choses différentes : d’abord, il y a l’arrivée de Ron Artest. En 2008, c’était Vladimir Radmanovic qui était le titulaire au poste 3… Je crois que je n’ai pas besoin d’en dire plus. L’arrivée de l’ancien Bull va (un peu) libérer Kobe Bryant de sa tâche défensive : à l’époque, le Black Mamba avait perdu beaucoup d’énergie à défendre sur Paul Pierce, cette tâche cette année incombera à Ron Artest.

Deuxième chose : même si Bynum a un genou en feuille d’arbre, il sera présent cette année contrairement à 2008. Même à 50% de ses moyens, son physique va gêner les intérieurs des Celtics : on aura donc droit à un très beau combat entre le « vénère » Perkins et le « carton-pâte » Bynum. Et avec Pau Gasol à ses côtés, les Lakers offrent un visage plus que séduisant sous le cercle. Suffisant face à Garnett et Perkins ? Oui, mais il faudra être très très bon : il y a deux ans, KG s’était gavé en paella espagnole. Depuis, Gasol a pris du grade et de l’expérience, et avec un Kobe on fire, il est attendu comme le second grand homme de cette finale côté Lakers.

Sur le banc, bien sûr la pièce maîtresse sera Adam Morrison Lamar Odom, capable de jouer à tous les postes (des rumeurs disent qu’après la finale, il s’envolera pour l’AfSud garder les cages des Etats-Unis…). Dans un bon soir, Odom peut tout faire : les Lakers auront besoin de journées très ensoleillées car Odom aura fort à faire face à un banc Celtic des plus profonds.

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Les clés du succès : Bien sûr, le gros plus des Lakers, c’est de posséder en ses rangs le meilleur joueur du monde. Kobe Bryant est juste étincelant depuis la fin du premier tour (10 matchs sur 11 à plus de 30 points…) et le bloquer sera la priorité des Celtics (allez Marquis !!!!).

Seconde chose, le duel entre entre Rajon Rondo et Derek Fisher : à 83 ans, Fisher ne devra pas faire l’erreur de suivre Rondo partout où il va (notamment dans la raquette à la chasse au rebond) sous peine d’exploser. Il faudra d’ailleurs profiter de ce petit péché mignon pour s’écarter à 3-points quand ça sera possible (en seconde chance principalement).

Parlons du match-up Gasol/Garnett qui aura son importance, l’espagnol devant prouver au monde entier que les NBA Finals 2008 n’était qu’un passage à vide. Sa capacité à se placer au rebond offensif sera une des clés du succès des jaunes et pourpres. Ses performances face à Boozer puis Stoudemire me font dire qu’on verra un très grand Pau Gasol…

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Paul Pierce devra retrouver une constance toute autre que celle qu’il affiche depuis le début des playoffs. En mode alternatif ou presque, il a notamment vécu une série noire face aux Cavaliers (durant laquelle, il est vrai, il était sous la protection de LeBron James). Il s’est bien rattrapé face à Orlando, mais face aux Lakers, il aura Ron Artest en face de lui… Ces deux-là vont nous offrir une belle bagarre hors-champ, sans ballon, qu’il faudra surveiller de très près !

Parlons coaching : Doc Rivers aura comme devoir numéro un de contrer le triangle de Phil Jackson. Ses joueurs sont intelligents, ils sauront s’adapter. Sa seconde mission sera de canaliser l’énergie de Kendrick Perkins : sous le coup d’une suspension à la prochaine faute technique, sa non-présence pourrait faire très mal à son équipe, surtout si le match suivant se déroule à Boston. Quant à Phil Jackson… qu’il reste zen et ça suffira : son seul boulot sera de faire en sorte de ne pas tuer Andrew Bynum.

Enfin, l’avantage du terrain qu’ont les Lakers s’annonce primordiale : même si je vois bien Boston capable de l’emporter une fois au Staples Center, ça ne sera pas gagné pour autant derrière. Le coup de la suspension de Perkins rentre alors en jeu : Boston aura besoin de Perkins durant toute la durée de cette série. Sans lui, et avec un Bynum beaucoup plus efficace que ces dernières semaines, les Lakers auront alors l’avantage physique dans la raquette.

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En conclusion : cette série s’annonce folle car elle est au final plus qu’indécise. Et comme on le sait tous, c’est l’indécision, le suspense, qui crée de l’émotion, qui elle attire les foules. Intrinsèquement, les Lakers possèdent de meilleurs joueurs, qui plus est dans une forme optimale. Mais les Celtics ont montré face aux Cavaliers notamment qu’ils étaient bien là physiquement, et que si l’équipe d’en face ne compte que sur un joueur, ce joueur sera alors ligoté et balancé à la mer (LeBron James, si tu m’entends…). Pau Gasol doit cette année se surpasser, un peu comme face aux Jazz qu’il avait limite déréglés à lui tout seul.

Si je devais donner un pronostic, je dirai une victoire pour les Lakers. En combien de matchs, je ne sais pas : j’espère simplement que tous les matchs seront disputés, pour nous offrir à nous tous, la finale qu’on attend tous, avec du suspense, de la passion, des actions d’anthologies et des performances historiques…

Une Réponse à “Celtics – Lakers : cette finale au nom aguicheur tiendra-t-elle toutes ses promesses ?”

  1. Zeze dit :

    C’est marrant comme la NBA a fait monter la sauce sur la rivalité entre les deux franchises pour au final visiblement donner comme consigne de contrôler les matchs à tout pris, quitte à sortir Allen, Bryant ou KG (même si Garnett fait beaucoup de conneries) du match. Sur ces deux matchs, j’ai l’impression qu’on a pas encore vraiment eu une vraie lutte, et la victoire des Celtics attend à mon avis une réponse des Lakers à Boston. En tout cas les intérieurs de Boston se font massacrer (KG est transparent) : 15contres pour le duo des Lakers, ça fait mal, et ceux des Celtics se sont réveillés pour le Game2. Et si tout le monde jouait en même temps ? :p

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